Von Neumann· architecture
Cours interactif · Architecture des ordinateurs

Dans le ventre de la machine

Ton ordinateur, ton téléphone, ta console : presque tous suivent un plan imaginé il y a environ 80 ans. Explore-le, manipule-le… et surtout, comprends-le.

🧭 Mode d'emploi

  1. Lis chaque partie en entier : les réponses de ta fiche sont toutes ici, mais presque jamais écrites telles quelles.
  2. Clique sur les schémas et lance les simulations : certaines informations n'apparaissent que lorsque tu manipules.
  3. Les encadrés « Pour aller plus loin » sont facultatifs… mais passionnants.
  4. Termine par le quiz pour vérifier que tu as vraiment compris.
01 · ÉTYMOLOGIE

« Ordinateur » : un mot né à Paris

En anglais, on dit computer. Les francophones, eux, utilisent un mot tout à fait différent. Il a une date de naissance, un inventeur… et même un client.

  1. Début 1955

    Un problème de vocabulaire

    La filiale française de l'entreprise américaine IBM s'apprête à fabriquer, dans son usine de Corbeil-Essonnes, une nouvelle machine électronique : l'IBM 650. Mais comment l'appeler en français ? Recopier l'anglais (« computeur ») n'évoque rien, et « calculateur » est jugé trop étroit : la machine ne se contente pas de calculer, elle trie, classe et organise de grandes quantités d'informations.

  2. Printemps 1955

    On demande l'avis d'un latiniste

    François Girard, responsable de la publicité chez IBM France, a une idée : consulter son ancien professeur, Jacques Perret, spécialiste de philologie latine à la Sorbonne, à Paris. Une lettre lui est envoyée au nom du président d'IBM France, Christian de Waldner, avec des brochures décrivant les machines.

  3. 16 avril 1955

    La lettre qui a tout changé

    Dans sa réponse, restée célèbre, le professeur propose un mot construit à partir du latin ordinator, qui signifie « celui qui met en ordre ». Le mot n'était pas totalement nouveau : le dictionnaire Littré le connaissait déjà, mais dans un sens religieux, pour désigner Dieu qui met de l'ordre dans le monde.

  4. Les mois suivants

    D'une marque à un nom commun

    IBM protège d'abord le mot pour ses seules machines, comme une marque. Mais il est adopté si vite par les spécialistes, les entreprises et l'administration qu'IBM décide de le laisser à tout le monde : « ordinateur » devient un nom commun.

Et si Perret avait choisi un autre mot ?

Plusieurs pistes ont été envisagées. Clique sur chacune pour découvrir son destin.

Choisis un mot ci-dessus.

Et ailleurs dans le monde ?

Chaque langue raconte une façon différente de voir la machine.

Pour aller plus loin · Et le mot « informatique » ? facultatif

Le mot informatique est lui aussi une invention française. On le doit à l'ingénieur Philippe Dreyfus, en 1962 : c'est la contraction de « information » et « automatique ». L'informatique, c'est donc le traitement automatique de l'information. Le mot a été rapidement adopté, y compris par l'Académie française, et il a été repris par d'autres langues (informática en espagnol, Informatik en allemand…).

02 · MATÉRIEL

Visite guidée d'un ordinateur de bureau

Un ordinateur de bureau se compose d'une unité centrale (la « tour », qui renferme les composants principaux) et de périphériques qui permettent d'échanger avec elle. Clique sur chaque lettre pour découvrir la pièce correspondante.

!Attention : les lettres de ce schéma ne correspondent pas aux numéros de ta fiche, et le dessin n'est pas le même. À toi de reconnaître chaque pièce grâce à sa description, en particulier la rubrique « Comment la reconnaître ? ».
UNITÉ CENTRALE (LA TOUR) PÉRIPHÉRIQUES PÉRIPHÉRIQUES D B G C F I H E J A

Pièces explorées : 0 / 10

03 · L'ESSENTIEL

Et si on déshabillait l'ordinateur ?

Toutes ces pièces n'ont pas la même importance. Certaines sont pratiques, d'autres indispensables. Lesquelles forment vraiment le cœur de la machine ?

Imagine qu'on débranche l'écran : l'ordinateur continue de calculer, il ne peut simplement plus te montrer ce qu'il fait. Sans clavier ni souris, les programmes déjà lancés tournent toujours. D'ailleurs, les serveurs qui font fonctionner Internet n'ont généralement ni écran, ni clavier, ni souris !

Fais l'expérience ci-contre : essaie de retirer une à une les pièces dont un ordinateur pourrait, en théorie, se passer pour traiter de l'information. Certaines vont résister… Les deux pièces qui resteront à la fin sont les deux éléments de base qui constituent tout ordinateur.

Bien sûr, dans la réalité, il faut aussi du courant et des connexions. Mais ici, on s'intéresse à ce qui traite l'information, pas à ce qui l'alimente ou la transporte.

Expérience : retire tout ce qui n'est pas essentiel

Clique sur une pièce pour essayer de la retirer.

04 · COMMUNICATION

Les bus, autoroutes de l'information

Le processeur et la mémoire passent leur temps à se parler : des milliards de fois par seconde. Mais par où passent leurs messages ?

Entre le processeur et la mémoire (et aussi vers les périphériques), l'information circule par des bus. Un bus est un ensemble de fils conducteurs parallèles : des pistes de cuivre gravées dans la carte mère, ou même à l'intérieur des puces. Chaque fil transporte un bit (un 0 ou un 1) sous forme de tension électrique ; un bus de 64 fils transporte donc 64 bits d'un seul coup.

Pour qu'un échange réussisse, trois questions doivent avoir une réponse : où aller ? quoi faire ? et quelle information transmettre ? Voilà pourquoi il existe trois sortes de bus.

● Bus d'adresses

Il transporte les adresses : le numéro de la case mémoire (ou du périphérique) avec laquelle le processeur veut communiquer. Il répond à la question « où ? ».

SENS UNIQUE : PROCESSEUR → MÉMOIRE / PÉRIPHÉRIQUES

● Bus de données

Il transporte les données elles-mêmes (et aussi les instructions des programmes) : les valeurs lues dans la mémoire ou écrites dedans. Il répond à la question « quoi comme information ? ».

DANS LES DEUX SENS (BIDIRECTIONNEL)

● Bus de commande

Appelé aussi bus de contrôle, il transporte des signaux de commande. Il sert à indiquer l'opération à réaliser (lecture ou écriture ?) et à synchroniser les échanges au rythme de l'horloge ; il permet aussi de signaler des événements (« périphérique prêt », interruption…).

SIGNAUX DE CONTRÔLE ET DE SYNCHRONISATION

Analogie : pense à une consigne de gare avec des casiers numérotés. Pour déposer ou retirer un sac, tu dois donner le numéro du casier (l'adresse), dire si tu déposes ou si tu retires (la commande), et bien sûr il y a le sac lui-même (la donnée).

Simulation : une lecture et une écriture, pas à pas

Choisis une opération, puis avance étape par étape. Observe bien quel bus s'allume, et dans quel sens circule l'information.

PROCESSEUR registre — MÉMOIRE bus de données bus d'adresses bus de commande 0 0 0
bus d'adressesbus de donnéesbus de commande

Combien de cases le processeur peut-il atteindre ?

Avec 1 fil, on peut former 2 adresses (0 et 1). Avec 2 fils : 4 adresses (00, 01, 10, 11). Chaque fil ajouté double le nombre d'adresses possibles. Fais varier le nombre de fils du bus d'adresses.

8 fils
Pour aller plus loin · Bus parallèle, bus série et « processeur 64 bits » facultatif

Les bus décrits ici sont des bus parallèles : plusieurs fils côte à côte, un bit par fil. Il existe aussi des bus série, qui envoient les bits les uns après les autres sur très peu de fils, mais à une vitesse vertigineuse. Tu en utilises tous les jours : USB signifie Universal Serial Bus, « bus série universel » !

Quand on parle d'un processeur « 64 bits », on parle de la taille des nombres qu'il manipule d'un seul coup dans ses registres, une taille généralement liée à la largeur de son bus de données.

05 · MÉMOIRES

Mémoire vive, mémoire morte

Dans un ordinateur, le mot « mémoire » désigne plusieurs choses. Deux sortes de mémoires travaillent directement avec le processeur. Leurs noms anglais donnent déjà un indice sur leur comportement…

La mémoire morte ROM

Read Only Memory : « mémoire en lecture seule »

lecture seulenon volatilepetite

Comme son nom l'indique, on peut la lire, mais pas écrire dedans pendant le fonctionnement normal de l'ordinateur. Surtout, elle est non volatile : elle garde son contenu même quand l'ordinateur est éteint et débranché.

C'est l'endroit idéal pour ranger ce qui ne doit jamais disparaître : le programme de démarrage de l'ordinateur, appelé BIOS (ou, sur les machines récentes, UEFI). Elle le conserve de façon permanente. Dès que tu appuies sur le bouton, le processeur exécute ce programme : il vérifie que le matériel fonctionne, puis va chercher le système d'exploitation (Windows, Linux, macOS…) sur le disque pour le charger en mémoire vive.

Nuance : dans un PC actuel, la « ROM » est en réalité une mémoire flash que l'on peut exceptionnellement mettre à jour (la fameuse « mise à jour du BIOS »). Mais on continue à l'appeler mémoire morte.

La mémoire vive RAM

Random Access Memory : « mémoire à accès aléatoire »

lecture + écriturevolatiletrès rapide

On peut la lire et y écrire, très rapidement, des milliards de fois par seconde. En revanche, elle est volatile : dès que le courant est coupé, tout son contenu s'efface.

Elle sert à stocker temporairement les programmes en cours d'exécution et les données qu'ils utilisent : le système d'exploitation, ton navigateur ouvert, la musique en cours, le document que tu es en train de taper… C'est le « plan de travail » du processeur : tout ce sur quoi il travaille en ce moment s'y trouve.

« Aléatoire » ne veut pas dire « au hasard » : cela signifie qu'on peut accéder directement à n'importe quelle case, dans le même temps, où qu'elle se trouve (contrairement à une cassette, qu'il fallait dérouler). Un PC récent possède souvent de 8 à 32 Go de RAM.

Expérience : coupe le courant !

Allumé
ROM · mémoire morte
    RAM · mémoire vive

      L'ordinateur est allumé et tu travailles. Essaie d'écrire dans les deux mémoires, puis éteins l'ordinateur et rallume-le.

      Pour aller plus loin · La pyramide des mémoires facultatif

      Il n'existe pas de mémoire parfaite, à la fois énorme, ultra-rapide et bon marché. Les ordinateurs combinent donc plusieurs étages : plus on monte, plus la mémoire est rapide… mais petite et chère. Clique sur un étage.

      ↑ plus rapideplus grande ↓
      06 · PROCESSEUR

      Le processeur, chef d'orchestre et calculateur

      On l'appelle souvent « le cerveau de l'ordinateur ». La comparaison est pratique, mais un peu trompeuse : un processeur ne réfléchit pas, il exécute. Très, très vite.

      Le processeur — ou CPU, pour Central Processing Unit, « unité centrale de traitement » — est le composant qui fait fonctionner les programmes. Or un programme n'est rien d'autre qu'une longue liste d'instructions très simples : « charge ce nombre », « additionne », « compare », « range le résultat ici », « saute à telle instruction »… Ces instructions sont rangées dans la mémoire, sous forme de nombres binaires.

      Le rôle du processeur est donc d'exécuter les instructions des programmes : il va les chercher une à une dans la mémoire, les décode, puis les réalise — calculs, comparaisons, déplacements de données — tout en pilotant les échanges avec la mémoire et les périphériques. Autrement dit, c'est lui qui traite l'information.

      Pour travailler, il dispose de quelques registres : de minuscules mémoires ultra-rapides situées à l'intérieur même de la puce. Parmi eux : l'accumulateur (qui reçoit les résultats des calculs), le compteur ordinal (qui contient l'adresse de la prochaine instruction) et le registre d'instruction (qui contient l'instruction en cours).

      Le cycle d'une instruction

      Pour chaque instruction, le processeur répète inlassablement les trois mêmes étapes. Clique sur une étape ou lance l'animation.

      → → ↺ … puis on recommence avec l'instruction suivante

      Le rythme de l'horloge

      Un circuit appelé horloge envoie des impulsions régulières qui rythment le travail du processeur. Sa fréquence se mesure en gigahertz (GHz) : 1 GHz = 1 milliard d'impulsions par seconde.

      3,0 GHz

      Un processeur moderne contient aussi plusieurs cœurs (souvent de 4 à 16 dans un PC) : autant de processeurs capables de travailler en parallèle dans une même puce.

      Toujours plus de transistors

      Un processeur est fait de transistors : des interrupteurs électroniques microscopiques. Leur nombre a explosé en 50 ans. Attention, l'échelle est « logarithmique » : avec une échelle normale, la barre du premier processeur serait invisible à côté de celle du dernier !

      En 1965, Gordon Moore (futur cofondateur d'Intel) remarque que ce nombre double à intervalles réguliers ; en 1975, il fixe ce rythme à environ deux ans. C'est la célèbre « loi de Moore ».

      07 · LE MODÈLE

      John von Neumann et le programme enregistré

      Presque tous les ordinateurs actuels, du supercalculateur à la montre connectée, suivent une organisation décrite au milieu des années 1940. Voici son histoire, et son plan.

      JvN1903 – 1957

      Qui était John von Neumann ?

      Mathématicien et physicien américain d'origine hongroise, John von Neumann est l'un des scientifiques les plus brillants du XXe siècle. On lui doit des travaux majeurs en mécanique quantique, en théorie des jeux, en économie… et en informatique.

      • 1903Naissance à Budapest (Hongrie).
      • 1930Il s'installe aux États-Unis, à Princeton.
      • 1944Il rejoint comme consultant l'équipe de l'ENIAC, l'un des tout premiers ordinateurs électroniques.
      • 1945Il rédige un rapport sur le futur ordinateur EDVAC, qui décrit une nouvelle organisation de la machine.
      • 1946Avec Arthur Burks et Herman Goldstine, il précise ce modèle pour la machine de l'Institute for Advanced Study de Princeton.
      • 1957Il meurt à Washington, à 53 ans.

      AvantL'ENIAC, un géant à recâbler

      Terminé en 1945, l'ENIAC pèse 30 tonnes, remplit une salle entière et contient près de 18 000 tubes à vide. Mais pour lui faire exécuter un nouveau calcul, il faut rebrancher des câbles et tourner des centaines d'interrupteurs : le programme est dans le câblage. Changer de programme peut prendre des jours !

      La révolutionLe programme devient une donnée

      L'idée clé : ranger le programme dans la mémoire, au même endroit et sous la même forme (des nombres) que les données. Pour changer de programme, il suffit alors de charger une autre liste d'instructions en mémoire. C'est le principe du programme enregistré, qui fait de l'ordinateur une machine universelle.

      Le schéma de l'architecture de von Neumann

      PROCESSEUR Unité de commande Organe de commande organise, séquence UAL Organe de calcul accumulateur MÉMOIRE Programme LOAD 12 ADD 13 … Données 25 · 17 · 42 ENTRÉES-SORTIES Entrées Organe d'entrée clavier, souris, micro, capteurs… Sorties Organe de sortie écran, imprimante, haut-parleurs… bus de données bus d'adresses bus de commande
      Clique sur un bloc du schéma pour savoir à quoi il sert.
      Pour aller plus loin · Une invention collective, et ses limites facultatif

      Une œuvre collective. Le rapport de 1945 porte le seul nom de von Neumann, mais il s'appuyait largement sur les idées des ingénieurs de l'ENIAC, J. Presper Eckert et John Mauchly. Et dès 1936, le Britannique Alan Turing avait décrit mathématiquement une « machine universelle » capable d'exécuter n'importe quel programme. Le premier ordinateur à programme enregistré à fonctionner réellement fut la « Manchester Baby », en Angleterre, le 21 juin 1948.

      Le goulot d'étranglement de von Neumann. Instructions et données empruntent le même chemin pour aller de la mémoire au processeur. Comme le processeur est beaucoup plus rapide que la mémoire, il passe une partie de son temps à attendre : c'est ce que l'informaticien John Backus a appelé en 1977 le « goulot d'étranglement de von Neumann ». Parmi les remèdes : les mémoires cache, et l'architecture de Harvard, qui sépare la mémoire des instructions et celle des données (on la trouve par exemple dans les microcontrôleurs des cartes Arduino).

      Et aujourd'hui ? Ton smartphone suit toujours ce plan : processeur, mémoire, entrées-sorties et bus… même si tout tient souvent sur une seule puce, un « système sur puce » (SoC).

      08 · À L'INTÉRIEUR DU PROCESSEUR

      L'UAL et l'unité de commande

      Le processeur se décompose en deux parties qui travaillent main dans la main : l'une calcule, l'autre organise. Comme un musicien et son chef d'orchestre.

      L'unité arithmétique et logique (UAL)

      Appelée aussi unité de traitement (en anglais ALU, pour Arithmetic Logic Unit), c'est la « calculatrice » du processeur. Pour elle, tout n'est que nombres binaires, et elle ne sait réaliser qu'un petit nombre d'opérations élémentaires, dites opérations de base :

      • des opérations arithmétiques : addition, soustraction et, sur les processeurs modernes, multiplication et division ; ajouter ou retirer 1 (incrémenter, décrémenter) ;
      • des opérations logiques, bit par bit : ET, OU, NON, OU exclusif (XOR) ;
      • des comparaisons (égal ? plus grand ?) et des décalages de bits.

      Le résultat est rangé dans un registre spécial, l'accumulateur, et de petits indicateurs appelés drapeaux signalent certaines propriétés du résultat : est-il nul ? y a-t-il eu une retenue ?

      Tout ce que fait ton ordinateur — afficher une vidéo, faire tourner un jeu, retoucher une photo — se ramène à des milliards de ces opérations très simples, enchaînées à une vitesse folle.

      L'unité de commande

      Appelée aussi unité de contrôle, c'est le chef d'orchestre. Elle ne calcule rien elle-même : elle organise. Elle réalise le séquençage des opérations, c'est-à-dire qu'elle décide de l'ordre et du moment de chaque action, au rythme de l'horloge :

      1. elle lit dans le compteur ordinal l'adresse de la prochaine instruction ;
      2. elle va chercher cette instruction en mémoire et la place dans le registre d'instruction ;
      3. elle la décode et envoie les bons signaux de commande à l'UAL, à la mémoire et aux entrées-sorties ;
      4. elle fait avancer le compteur ordinal… et tout recommence.

      Une UAL 8 bits entre tes mains

      Clique sur les bits de A et de B pour les faire passer de 0 à 1, puis choisis une opération de base.

      A
      B
      =
      Z · résultat nulC · retenue

      09 · TOUT ASSEMBLER

      Une machine de von Neumann en action

      Voici un ordinateur miniature : 16 cases de mémoire, un processeur avec son unité de commande et son UAL, trois bus, un clavier et un écran. Avance pas à pas et observe tout ce que tu as appris fonctionner ensemble.

      1 · CHERCHER2 · DÉCODER3 · EXÉCUTER
      Processeur
      Unité de commande
      CO0compteur ordinal
      RI—registre d'instruction
      UAL
      ACC0accumulateur
      Bus d'adresses
      Bus de données
      Bus de commande
      Mémoire · 16 cases (0 à 15)
      instructionsdonnéescase utilisée
      Entrée · clavier
      Sortie · écran
      _

      Historique des étapes

        À toi de jouer : observe le simulateur

        Cherche d'abord la réponse en faisant tourner le programme, puis vérifie.

        Pendant l'exécution de « LOAD 12 », sur quel bus circule le nombre 12 ? Et la valeur 25 ?

        12 est une adresse (le numéro de la case) : il passe par le bus d'adresses. 25 est le contenu de la case : c'est une donnée, qui passe par le bus de données.

        Combien de fois le processeur utilise-t-il le bus d'adresses pour exécuter complètement « ADD 13 » ?

        Deux fois : une première fois pour aller chercher l'instruction elle-même (à l'adresse 1), une seconde fois pour lire la donnée rangée dans la case 13.

        Où sont rangés le programme et les données ? Qu'est-ce que cela illustre ?

        Dans la même mémoire : les instructions dans les cases 0 à 4, les données à partir de la case 12. C'est le principe du programme enregistré de von Neumann.

        Dans le programme « Addition », remplace 25 par 250. Quel résultat s'affiche ? Pourquoi ?

        250 + 17 = 267, mais une case ne contient que 8 bits (valeurs de 0 à 255). Le résultat « fait le tour » : 267 − 256 = 11. C'est un dépassement de capacité.

        BONUS · LE SAVIEZ-VOUS ?

        Petites histoires de l'informatique

        Rien d'obligatoire ici : juste de quoi briller en société.

        OUTIL · GLOSSAIRE

        Les mots à connaître

        Un mot t'échappe ? Tape-le ci-dessous.

        FIN · VÉRIFICATION

        As-tu vraiment compris ?

        Dix questions pour tester ta compréhension. En cas d'erreur, pas de réponse toute faite : on t'indique la partie à relire. Tu peux réessayer autant de fois que tu veux.

        Réussies du premier coup : 0 / 10